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Bien connaĂ®tre vos droits et devoirs en matière d’emplois c’est essentiel !

Éléments clés

Salaire et indéminités

Les différents types de congés

Rupture de contrat et préavis

Contrats à durée déterminée (CDD)

Contrats à durée indéterminée (CDI)

PĂ©riodes d’essai

Suspension du contrat

Les éléments clés du code du travail malien

Le Code du travail malien est constituĂ© d’un Ă©ventail de textes lĂ©gislatifs et rĂ©glementaires qui dĂ©finissent la relation entre l’employĂ© et l’employeur dans la RĂ©publique du Mali. BasĂ© principalement sur le Code juridique français, le Code du travail du Mali fournit des lignes directrices et des règlements dĂ©taillĂ©s qui doivent ĂŞtre respectĂ©s si l’on veut mener des activitĂ©s dans le pays. Les principes du Code du travail malien s’appliquent au personnel contractuel, Ă  l’exception des fonctionnaires, des avocats et du personnel militaire.

Salaire et indémnités

A. Prime d’anciennetĂ© â€“ Tout travailleur bĂ©nĂ©ficie d’une prime d’anciennetĂ© lorsqu’il compte au moins trois ans de prĂ©sence dans le cadre d’un contrat Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e ou d’un recrutement direct (Article L. 97). La prime d’anciennetĂ© est calculĂ©e en pourcentage sur le salaire minimum de la catĂ©gorie du classement du travailleur. Ce pourcentage est fixĂ© ainsi

  • 3% après trois ans de services continus
  • 5% après cinq ans de services continus
  • Plus 1% par annĂ©e d’anciennetĂ© en sus, dans la limite de 15%.

B. INPS – (Institut national de prĂ©voyance sociale) – organisme de sĂ©curitĂ© sociale du Mali. Au niveau Ă©conomique, dans le secteur commercial et celui des services (sur la base du facteur de risque), l’employeur effectuera un prĂ©lèvement de 6,66 % sur le salaire, les indemnitĂ©s et les prestations de l’employĂ© contractuel (Ă  l’exception des primes de transport et des prestations familiales) au titre de la contribution du salariĂ© Ă  l’INPS. L’employeur contribuera Ă©galement Ă  hauteur de 19,9 % du salaire, des indemnitĂ©s et des prestations de l’employĂ© contractuel (Ă  l’exception des primes de transports et des prestations familiales) au titre de la contribution de l’employeur Ă  l’INPS.

Les différents types de congés accordés par le code du travail malien

A. CongĂ© annuel – Le congĂ© annuel est dĂ©terminĂ© Ă  raison de deux jours et demi par mois de travail accompli, pour un total de trente jours par an (jours non ouvrables compris). (Article L. 151). En termes pratiques, cela Ă©quivaut Ă  22 jours ouvrables par an.

  • L’employĂ© contractuel ayant accompli plus de 15 ans de services Ă  temps plein dans l’entreprise a droit Ă  deux jours ouvrables supplĂ©mentaires de congĂ© par an.
  • L’employĂ© contractuel ayant accompli plus de 20 ans de services Ă  temps plein dans l’entreprise a droit Ă  quatre jours ouvrables supplĂ©mentaires de congĂ© par an.
  • L’employĂ© contractuel ayant accompli plus de 25 ans de services Ă  temps plein dans l’entreprise a droit Ă  six jours ouvrables supplĂ©mentaires de congĂ© par an. (Article L. 154).

B. CongĂ© pour maladie – Il sera accordĂ© :

  • Sur prĂ©sentation d’un certificat mĂ©dical Ă©tabli par un mĂ©decin agréé par l’employeur attestant qu’un congĂ© est nĂ©cessaire.
  • Pour des examens mĂ©dicaux, dentaires et optiques approuvĂ©s Ă  l’avance par un mĂ©decin agréé par l’employeur
  • En cas de contact avec une maladie contagieuse (tel que certifiĂ© par un mĂ©decin agréé par l’employeur), si la prĂ©sence de l’employĂ© contractuel met en danger la santĂ© de ses collègues.

C. CongĂ©s spĂ©ciaux – Un maximum de dix jours pour congĂ©s spĂ©ciaux peut ĂŞtre accordĂ© en plus des congĂ©s annuels Ă  l’occasion d’évènements touchant la famille directe, notamment en cas de naissance, dĂ©cès et mariage. L’on entend par membre direct de la famille (1) le conjoint, (2) les enfants (3) le(s) parent(s) de l’employĂ© ou de son conjoint (4) les frères et les sĹ“urs de l’employĂ© ou de son conjoint. (Article L.146). 

D. CongĂ© de maternitĂ© â€“L’employĂ©e contractuelle ayant accompli neuf mois de service dans l’entreprise aura droit, sur prĂ©sentation des documents requis, Ă  quatorze semaines de congĂ© de maternitĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©. Ce congĂ© est limitĂ© Ă  six semaines avant la date prĂ©sumĂ©e de l’accouchement et Ă  huit semaines après l’accouchement. La lĂ©gislation locale n’autorise pas le dĂ©passement de ces dĂ©lais pour le congĂ© de maternitĂ© sauf ceux visĂ©s dans le paragraphe suivant. En cas de complications mĂ©dicales, l’employĂ©e contractuelle peut prĂ©tendre Ă  une prolongation de congĂ© de trois semaines au cours desquelles l’INPS garantira le paiement des salaires. Aucun salaire ni aucune indemnitĂ© ne seront versĂ©s par l’employeur. Toutefois, le congĂ© de maternitĂ© est considĂ©rĂ© comme service effectif et l’employĂ©e contractuelle continuera de bĂ©nĂ©ficier de congĂ©s annuels tels que dĂ©crits Ă  l’Article L.151. (Article L.179)

E. Mères allaitantes â€“ Pendant une pĂ©riode de quinze mois Ă  compter de la naissance de l’enfant, l’employĂ©e contractuelle allaitant son enfant a droit Ă  des pauses pour allaitement sur le lieu de travail ne pouvant dĂ©passer une heure par journĂ©e de travail.  (Article L.184).   F. CongĂ©s annuels des mères de famille – Les mères de famille ayant des enfants de moins de quinze ans ont droit Ă  un jour de congĂ© supplĂ©mentaire par annĂ©e et par enfant de moins de quinze ans. (Article L.155).

Rupture de contrat, départ en retraite et préavis

A. Rupture de contrat et dĂ©part Ă  la retraite â€“ L’employĂ© contractuel ayant accompli une durĂ©e de service continue de plus d’une annĂ©e chez l’employeur par le biais de contrats antĂ©rieurs ou d’un recrutement direct a droit Ă  des indemnitĂ©s de dĂ©part en cas de rupture de contrat pour des raisons indĂ©pendantes de sa volontĂ© (force majeure telle que guerre, Ă©meutes, grève ou Ă©vènement imprĂ©visible). (Article L.53). Si, en revanche, l’employĂ© contractuel dĂ©missionne de son poste, il doit justifier de 10 annĂ©es de services continus Ă  temps plein dans l’entreprise pour toucher une indemnitĂ© de services rendus. Si l’employĂ© contractuel dĂ©missionne pour une raison justifiĂ©e, les lois Ă©noncĂ©es dans le Code du travail malien s’appliquent. L’indemnitĂ© de dĂ©part est calculĂ©e en prenant la moyenne mensuelle de la rĂ©munĂ©ration perçue au cours des douze derniers mois et en appliquant Ă  cette rĂ©munĂ©ration moyenne les pourcentages suivants :

  • 20% de la rĂ©munĂ©ration mensuelle moyenne pour chacune des cinq premières annĂ©es de travail.
  • 25% de la rĂ©munĂ©ration mensuelle moyenne pour chaque annĂ©e de la 6e Ă  la 10e annĂ©e de travail.
  • 30% de la rĂ©munĂ©ration mensuelle moyenne pour chaque annĂ©e au-delĂ  de la 10e annĂ©e de travail.

B. PrĂ©avis de dĂ©part – En l’absence de conventions collectives (Article L. 41)

  • Un mois pour un employĂ© contractuel de niveau infĂ©rieur dont le salaire est payĂ© au mois.
  • Deux mois pour un employĂ© contractuel de niveau intermĂ©diaire.
  • Trois mois pour le personnel de direction et le personnel de haut niveau. N.B. : Le CSM entend par « cadre Â» tout membre de la direction et tout personnel titulaire de diplĂ´mes de haut niveau. Cela s’applique Ă©galement Ă  la plupart des personnels de recherche. 

C. DĂ©part Ă  la retraite – L’âge officiel du dĂ©part Ă  la retraite est fixĂ© Ă  58 ans au Mali. Les employĂ©s assurĂ©s auprès de l’INPS (la sĂ©curitĂ© sociale malienne) peuvent demander le paiement de leur retraite dès l’âge de 53 ans. L’employĂ© contractuel et l’employeur peuvent d’un commun accord prolonger le dĂ©part Ă  la retraite Ă  l’âge de 60 ans. (Article L. 60 et Loi n° 03-036 du 30 dĂ©cembre 2003 – Modification du Code de la sĂ©curitĂ© sociale). 

D. PrĂ©avis de dĂ©part Ă  la retraite – Chaque employĂ© contractuel recevra un prĂ©avis Ă©crit six mois avant la date effective du dĂ©part. (Article L.60)

Les contrats à durée déterminée (CDD)

A. DĂ©finition du contrat Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e â€“ Le contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e est un contrat dont la durĂ©e est prĂ©cisĂ©e Ă  l’avance, suivant la volontĂ© des deux parties. Un contrat de travail passĂ© pour l’exĂ©cution d’un ouvrage dĂ©terminĂ© ou la rĂ©alisation d’une entreprise dont la durĂ©e ne peut ĂŞtre prĂ©alablement Ă©valuĂ©e avec prĂ©cision, est Ă©galement assimilĂ© Ă  un contrat Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e. (Article L.18)

B. Restrictions relatives au renouvellement d’un contrat Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e â€“ Un employĂ© ne peut renouveler plus de deux fois un contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e. La poursuite des services en dehors des cas prĂ©vus constitue de plein droit l’exĂ©cution d’un contrat de travail Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e. (Article L.20)

C. DĂ©tails supplĂ©mentaires sur le contrat Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e – Le contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e doit ĂŞtre constatĂ© par Ă©crit. Ă€ dĂ©faut de document Ă©crit, le contrat est prĂ©sumĂ© conclu pour une durĂ©e indĂ©terminĂ©e. (Article L.21)

  • Un contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e ne peut ĂŞtre conclu pour une durĂ©e supĂ©rieure Ă  deux ans.
  • Le contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e conclu pour la rĂ©alisation d’un ouvrage n’est pas soumis Ă  la limitĂ© maximale prĂ©citĂ©e, mais dans ce cas, il ne peut pas ĂŞtre renouvelĂ©.
  • Un contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e de plus de trois mois doit ĂŞtre dĂ©posĂ© par l’employeur Ă  l’inspection du travail avant le dĂ©but d’exĂ©cution du contrat.

D. PrĂ©cision sur l’objectif d’un contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e – Un contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e ne peut avoir pour objet de pourvoir durablement un emploi liĂ© Ă  l’activitĂ© normale et permanente d’une entreprise. (Article L.22)

E. Restriction sur la rĂ©siliation d’un contrat Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e 
– Il ne peut ĂŞtre mis fin avant terme Ă  un contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e qu’en cas de faute lourde, d’accord mutuel Ă©crit ou de force majeure (par exemple, guerre, grève, acte criminel, Ă©vènement imprĂ©visible). La mĂ©connaissance par l’employeur des dispositions de l’alinĂ©a prĂ©cĂ©dent ouvre droit au paiement de dommages et intĂ©rĂŞts d’un montant Ă©gal aux rĂ©munĂ©rations que l’employĂ© aurait perçues jusqu’au terme du contrat.  (Article L.25)

F. PrĂ©cisions sur la rĂ©siliation d’un contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e – Le contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e ne peut ĂŞtre rĂ©siliĂ© avant le terme par la volontĂ© d’une seule des parties que dans les cas prĂ©vus au contrat, ou dans celui de faute lourde laissĂ©e Ă  l’apprĂ©ciation de la juridiction compĂ©tente. La rupture injustifiĂ©e du contrat de travail par l’une des parties ouvre droit aux dommages et intĂ©rĂŞts pour l’autre partie. (Article L. 39)

Le contrat de travail à durée indéterminée (CDI)

A. DĂ©finition du contrat de travail Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e – Tout contrat de travail qui ne rĂ©pond pas aux dĂ©finitions du contrat de travail Ă  durĂ©e dĂ©terminĂ©e, du contrat d’apprentissage, du contrat de qualification ou du contrat d’engagement Ă  l’essai doit ĂŞtre considĂ©rĂ© comme un contrat de travail Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e.  (Article L.19)

B. PrĂ©cision sur la rĂ©siliation d’un contrat Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e – Un contrat de travail Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e peut toujours cesser par la volontĂ© de l’une des parties. Cette rĂ©siliation est subordonnĂ©e Ă  un prĂ©avis donnĂ© par la partie qui prend l’initiative de la rupture.Tout employeur qui dĂ©sire licencier un employĂ© engagĂ© depuis plus de trois mois est tenu d’informer l’inspecteur du travail, de prĂ©fĂ©rence par courrier comprenant les indications relatives Ă  l’employĂ© et Ă  l’employeur et au motif du licenciement. L’inspecteur du travail dispose d’un dĂ©lai de quinze jours pour rĂ©pondre au courrier. En cas de contestation du ou des motif(s) de licenciement, l’employĂ© peut se pourvoir devant le tribunal du travail. Le recours devant le tribunal du travail est suspensif de la dĂ©cision de l’employeur. (Article L.40)

PĂ©riode d’essai des contrats

Une pĂ©riode d’essai doit ĂŞtre expressĂ©ment stipulĂ©e par Ă©crit. L’engagement Ă  l’essai comporte :  

  • L’emploi et la catĂ©gorie professionnelle de l’employĂ©.  
  • La durĂ©e de la pĂ©riode d’essai qui est en principe Ă©gale Ă  la durĂ©e du prĂ©avis de fin de contrat, mais peut cependant ĂŞtre plus longue dans la limite, renouvellement compris, d’un maximum de six mois. (Article L.30)

Suspension du contrat

A. (Article L. 34) – Un contrat de travail peut ĂŞtre suspendu :

  1. En cas d’obligations militaires ou de services civiques de l’employeur entraînant la fermeture de son établissement. .
  2. Pendant la durée légale des obligations militaires ou civiques.
  3. Pendant la durĂ©e de l’absence de l’employĂ© pour cause de maladie ou d’accident survenu en dehors du lieu de travail et constatĂ© par un mĂ©decin. Cette durĂ©e est limitĂ©e Ă  six mois, mais peut ĂŞtre prorogĂ©e jusqu’au remplacement de l’employĂ©. 
  4. Pendant une période d’indisponibilité résultant d’un accident de travail ou d’une maladie professionnelle.
  5. Pendant la durĂ©e de la garde Ă  vue ou de la dĂ©tention de l’employĂ© Ă  condition que celle-ci n’excède pas six mois.  
  6. Pendant la durĂ©e de « chĂ´mage technique temporaire Â» dans les conditions fixĂ©es Ă  l’Article L.35.
  7. Pendant une grève ou un « lock out Â» si ceux-ci sont dĂ©clenchĂ©s dans le respect de la procĂ©dure de règlement des diffĂ©rends collectifs. 
  8. Pendant la période de chômage technique.
  9. Pendant la durĂ©e des congĂ©s payĂ©s et de la formation continue professionnelle. 
  10. Pendant la durĂ©e d’un mandat Ă©lectoral au niveau local ou national pour l’exercice par l’employĂ© d’une fonction politique.  
  11. Pendant la durée du congé de maternité.
  12. Pendant la pĂ©riode dite de veuvage pour la femme salariĂ©e dont le mari vient de dĂ©cĂ©der. Cette suspension doit ĂŞtre demandĂ©e par Ă©crit et ĂŞtre accompagnĂ©e d’une copie du certificat de dĂ©cès du dĂ©funt et d’une copie du certificat de mariage du couple. Elle ne peut excĂ©der quatre mois et 10 jours. 
  13. Pendant la période de pèlerinage aux lieux saints.
  14. Pendant la durée des autorisations d’absence de l’employé appelé à participer à des manifestations culturelles et sportives organisées par le gouvernement du Mali.

B. Information auprès de l’inspecteur du travail

 Lorsque pour des raisons d’ordre Ă©conomique, commandĂ©es par des nĂ©cessitĂ©s de l’entreprise ou rĂ©sultant d’évènements imprĂ©visibles prĂ©sentant le caractère de force majeure, l’employeur dĂ©cide de mettre en chĂ´mage temporaire tout ou partie de son personnel, l’inspecteur du travail doit, au prĂ©alable, en ĂŞtre informĂ©. La durĂ©e de la suspension ne peut excĂ©der trois mois. Au-delĂ  de trois mois ou en cas de non acceptation par l’employĂ© des conditions de suspension proposĂ©es, la rupture Ă©ventuelle du contrat est imputable Ă  l’employeur.  (Article L. 35)

C. RĂ©munĂ©ration pendant les obligations militaires ou les services civiques â€“ Dans les cas visĂ©s Ă  l’Article L.34 (1 et 2) l’employeur est tenu de verser au travailleur une indemnitĂ© assurant Ă  celui-ci le montant de la rĂ©munĂ©ration qu’il aurait perçue s’il avait travaillĂ© et ce, dans la limite de la pĂ©riode de prĂ©avis. (Article L. 36)

D. RĂ©munĂ©ration en cas de maladie ou  d’accident non professionnel –Dans le cas      visĂ© Ă  l’Article L.34 (3), l’employeur est tenu       de rĂ©munĂ©rer le travailleur comme suit :

  • Pendant la première annĂ©e de prĂ©sence dans l’entreprise : Le salaire est Ă©quivalent Ă  ce que serait le prĂ©avis de dĂ©part (dĂ©fini dans l’Article L.41).
  • Après la première annĂ©e de prĂ©sence dans l’entreprise : Le salaire est Ă©gal Ă  la moitiĂ© d’un mois de salaire (en sus du prĂ©avis de dĂ©part et des indemnitĂ©s de dĂ©part). (Article L.37) 

E. RĂ©munĂ©ration pendant les autres pĂ©riodes de suspension de contrat â€“ Dans les cas visĂ©s Ă  l’Article L. 34 (5, 6, 7, 8, 10, 12, 13 et 14) la suspension du contrat de travail est accordĂ©e sans paiement de salaire. (Article L. 38)